Ce que paient les ménages français pour un litre de carburant et un kilowattheure d'électricité, d'où vient chaque centime, et ce qui a fait bouger ces prix. Toutes les séries proviennent de statistiques publiques ; ce qui manque est dit.
Un litre et un kilowattheure n'ont pas de commune mesure. Le coût d'un trajet identique, si : c'est par lui qu'on peut comparer les trois énergies, et c'est par lui que commence ce dossier. Les consommations retenues sont des conventions, modifiables plus bas.



Les deux régimes de prix se distinguent à l'œil : les carburants oscillent en continu, l'électricité avance par paliers, les barèmes changeant à date fixe. Partout dans ce dossier, un tracé en marches signale une donnée qui vaut pour toute une période (un semestre chez Eurostat, une année pour le détail des composantes) et non une valeur instantanée.
Les kilomètres d'abord, puis la consommation de chaque motorisation. Le calcul se refait avec les derniers prix connus (2026-09).
Recharge à domicile au tarif réglementé. Hors achat, entretien et assurance.
Cette section suit le prix dans son unité réelle : le centime par litre à la pompe, le centime par kilowattheure au compteur. Chaque prix payé se décompose en trois blocs dont la somme fait exactement ce prix (l'énergie hors taxes, les taxes assises sur le volume, la TVA par-dessus) et les deux sous-chapitres qui suivent ouvrent chacun de ces blocs. Cette section est en euros courants ; les deux suivantes reprennent le même plan, corrigé de l'inflation puis en évolutions relatives.




Chaque figure empile trois blocs dont la somme est exactement le prix payé. Pour les carburants, l'accise n'est pas publiée dans l'historique : elle est déduite par TTC − hors taxes − TVA. Le contrôle tient, la valeur obtenue pour janvier 2005 tombant exactement sur le barème de l'époque, 58,92 c€/l sur le sans-plomb et 41,69 sur le gazole. Pour l'électricité, la TVA n'est pas recalculée à 20 % mais mesurée, par l'écart entre le prix hors taxes et le prix hors TVA : les deux taux qui s'y appliquent en font un taux effectif inférieur à 20 %.
La figure de l'électricité remonte à 1991, plus loin que le reste du dossier : avant 2007, Eurostat publiait des prix de consommateurs-types (un tarif appliqué à un profil conventionnel plutôt qu'une moyenne de contrats souscrits). La verticale marque cette rupture de définition ; les deux périodes ne sont pas raccordées. On y voit seize ans de prix administré stable, puis un doublement en dix-huit ans. Les derniers mois, qu'Eurostat ne couvre pas encore, sont pris au tarif réglementé publié par la CRE, et la TVA y est déduite au taux en vigueur.
Le prix au kilowattheure n'est d'ailleurs pas le même pour tous : l'abonnement étant fixe, il pèse d'autant plus lourd que la consommation est faible. La tranche retenue partout ailleurs dans ce dossier décrit un profil de ménage parmi d'autres.

Le hors-taxes est lui-même un agrégat : pour les carburants le pétrole brut, le raffinage et l'acheminement jusqu'à la pompe ; pour l'électricité, la fourniture et le réseau. C'est là que se logent les chocs de marché.
Côté carburants, les trois composantes viennent de trois producteurs différents et sont ramenées au litre chacune à sa façon : le Brent en euros par baril publié par l'INSEE, la marge brute de raffinage publiée par la DGEC en euros par tonne et convertie par la densité, le transport-distribution connu en moyenne annuelle seulement et appliqué tel quel à chaque mois de l'année. Le cours du brut lui-même est converti en euros par l'INSEE, pas recalculé ici.




Sur les carburants, le trait noir est le prix hors taxes tel qu'il est mesuré, le pointillé la somme du brut, du raffinage et de l'acheminement. Les deux devraient coïncider. Ils s'écartent de +5,4 c€/l en moyenne, soit 9 % du hors-taxes sur le sans-plomb, et jusqu'à 23 % certains mois.
Cet écart vient de ce que les trois sources ne se recollent pas. Un baril ne produit pas 159 litres d'essence mais un panier de produits, si bien qu'attribuer le coût du brut au prorata du volume suppose un rendement de 100 % ; la marge de raffinage publiée est théorique et porte sur ce même panier, pas sur le carburant considéré ; l'acheminement n'est connu qu'en moyenne annuelle. Nous conservons donc le pointillé plutôt que de le faire disparaître : il mesure ce que cette décomposition ne sait pas expliquer.
L'électricité offre le contre-exemple, deux figures plus haut : le trait noir et le pointillé s'y confondent, à 0,1 c€/kWh près. Eurostat y publie une ventilation comptable, là où les carburants demandent une reconstitution à partir de trois producteurs différents.
Le sans-plomb et le gazole partagent le même baril et la même marge de raffinage publiée. Ce qui reste de leur prix hors taxes une fois ces deux postes retirés couvre l'acheminement, la distribution, les marges, et tout ce que la décomposition ne sait pas attribuer. Si les deux restes divergent, la cause est en aval de la raffinerie.

Ils se suivent de 2015 à 2025, puis le gazole décroche : son reste gagne 15,5 c€/l entre 2025 et 2026, contre 2,3 pour le sans-plomb, avec une pointe à 61 c€/l en avril 2026. Le brut et le raffinage, eux, progressent à l'identique pour les deux carburants. C'est aussi l'année où le gazole repasse au-dessus du sans-plomb à la pompe, de 10,8 c€/l, comme en 2022, alors qu'il lui était inférieur de 6 à 9 centimes de 2023 à 2025.
Nous n'avons pas de quoi trancher entre les explications possibles : une prime sur le gazole européen, ou un écart entre la cotation de référence et le produit réellement vendu en France. Il faudrait les cotations produit par produit.
La première figure donne la part que la fiscalité représente dans le prix payé : exprimée en pourcentage, c'est la seule grandeur qui se compare directement entre un litre et un kilowattheure. Elle ne dépend pas de l'unité monétaire, et n'apparaît donc qu'ici. Pour les carburants, elle additionne l'accise déduite et la TVA ; pour l'électricité, c'est l'écart entre le prix hors toutes taxes et le prix payé.

En montant, la fiscalité compte deux étages : une taxe assise sur le volume (accise TICPE sur les carburants, accise sur l'électricité) puis la TVA appliquée par-dessus, y compris sur cette taxe. C'est ici que se lisent les décisions publiques, une accise se changeant par décision là où un prix de marché ne se décrète pas.



Sur un même axe, l'écart de fiscalité entre les deux carburants se lit d'un coup d'œil. Sa réduction entre 2014 et 2018 a ramené l'avantage de prix du gazole à la pompe d'une vingtaine de centimes par litre à moins de dix en euros courants, sans l'inverser.

Pour l'électricité seule, Eurostat publie le détail de ces taxes. On y voit l'effondrement de l'accise en 2023 (de 3,19 à 0,11 c€/kWh sous l'effet du bouclier tarifaire) que l'agrégat ci-dessus ne laisse pas voir. Les carburants n'ont pas d'équivalent : la TICPE n'est publiée qu'en un seul montant.
La figure suivante ne couvre pas la même période que la précédente : les montants agrégés courent de 2007 à 2026 au mois, le détail de 2017 à 2025 à l'année. Les deux concordent néanmoins : l'écart entre leurs totaux est de 0,02 c€/kWh en moyenne.

Le même plan, aux mêmes échelles, mais déflaté par l'indice des prix à la consommation et exprimé au pouvoir d'achat d'août 2026. Comparer cette section à la précédente, figure par figure, revient à retrancher l'inflation de chaque composante.




L'acheminement des carburants passe de 10 à 26 c€/l en euros courants ; ici la pente est bien plus douce, une partie de cette hausse n'étant que de l'inflation.




Les figures ci-dessus décomposent le hors-taxes poste par poste, et laissent un écart de bouclage que personne ne sait affecter. Une autre voie existe : retrancher le seul coût du brut au prix hors taxes, et appeler « aval » tout ce qui reste, raffinage et logistique et marges confondus. Une soustraction entre deux séries publiées ne passe ni par la série annuelle de transport-distribution, ni par un résidu, et elle vaut sur toute la période plutôt que depuis 2015.


Une accise est un montant fixe par litre : elle ne suit pas l'inflation tant qu'une décision ne la relève pas. En euros constants, une accise inchangée décroît donc mécaniquement, ce que la section précédente, en euros courants, ne peut pas montrer.




En euros constants, l'écart passe de 24,5 centimes par litre en 2005 à 6,4 aujourd'hui, par une décroissance qui ne s'inverse jamais sur vingt-deux ans.
Les termes employés dans les graphiques et les tableaux de sources, dans l'ordre où ils apparaissent dans un prix.

Chaque série, son producteur et la définition exacte de ce qu'elle mesure : deux séries d'apparence semblable peuvent ne pas mesurer la même chose.
| Série | Producteur | Détail |
|---|---|---|
| Carburants – prix hebdo HT et TTC France (2005→) | Commission européenne, DG ENER, Weekly Oil Bulletin | Prix moyens nationaux du lundi, €/1000 l convertis en c€/l. 'HT' = hors accise et hors TVA. |
| Brent daté – moyennes mensuelles ($/b) | DGEC / Reuters | Moyenne des cours quotidiens de clôture à Londres. |
| Marge brute de raffinage sur Brent (mensuel, 2015→) | DGEC / Reuters | Indicateur théorique : valorisation d'un panier Rotterdam − cotation Brent. |
| Carburants – prix HTT et TTC hebdo depuis 2020 (sp95-e5, sp95-e10, gazole…) | DGEC | Prix du vendredi, France métropolitaine hors Corse, c€/l. |
| Coûts moyens de transport-distribution (annuel, 2015→) | DGEC | Définition DGEC : prix HTT − cotation internationale du produit raffiné (Rotterdam), c€/l. |
| Brent – prix spot, moyennes mensuelles ($/b et €/b) | INSEE (BDM, idbank 010002077 / 010002078) | Couverture 1990-01 → 2026-07. Brent spot coté à Londres. |
| IPC – ensemble des ménages – France (déflateur) | INSEE | Base 2015 = 100 ; couverture 1990-01 → 2026-08. |
| Prix des carburants par station (flux instantané) | Ministère de l'Économie – data.economie.gouv.fr | 9806 stations, relevés du 2026-09-25 et des 7 jours précédents ; retenus : sansplomb 6217, gazole 8074, sp98 5971, e85 3089. |
| Cotations Rotterdam mensuelles (c€/l) – SP95-E5 et gazole | DGEC / Reuters – notes hebdomadaires NPG | 1 notes PDF lues ; extraction texte, à contrôler. |
| Électricité ménages – prix semestriels 3 niveaux de taxes (2007→) | Eurostat nrg_pc_204 | France, bande DC (2 500–4 999 kWh), €/kWh → c€/kWh. Moyenne pondérée de tous les contrats (TRV et offres de marché), pas le seul TRV. |
| Électricité ménages – composantes annuelles du prix (2017→) | Eurostat nrg_pc_204_c | NRG_SUP = énergie et fourniture ; NETC = réseau ; TAX_* = taxes et contributions ; VAT = TVA. c€/kWh. |
| Électricité ménages – prix TTC par bande de consommation (2007→) | Eurostat nrg_pc_204 | Toutes bandes de consommation annuelle, France, prix TTC en c€/kWh. |
| Électricité ménages – ancienne méthodologie (1985→2007) | Eurostat nrg_pc_204_h | Consommateur-type Dc (3 500 kWh/an, 1 300 kWh de nuit), prix au 1er janvier et 1er juillet. |
| TRV électricité Bleu résidentiel, option Base 6 kVA (2012→) | Commission de régulation de l'énergie (CRE) via data.gouv.fr | part variable lue en €/kWh, convertie en c€/kWh ; part fixe lue en €/an. Grilles applicables (dates de début/fin). |
Cinq grandeurs de ce dossier sont mesurées par deux chemins indépendants. Tant que les deux concordent, la chaîne se valide elle-même ; là où ils divergent, la figure dit de combien et depuis quand. Le Brent, obtenu de l'INSEE et de la DGEC, concorde à 0,6 % ; l'électricité, d'Eurostat et de la CRE, à 2,5 %. La reconstitution du hors-taxes des carburants, elle, décroche de 9 % : c'est l'écart commenté plus haut. Zéro signifie que les deux sources donnent le même chiffre ; un écart durable signale une définition différente, pas nécessairement une erreur.

Journal des anomalies relevées pendant la construction : ce qui est indisponible, ce qui change de définition en cours de route, et les conventions retenues.
| Type | Série | Message |
|---|---|---|
| INDISPONIBLE | Brent | 1 mois sans déflateur (2026-09 → 2026-09) : l'IPC s'arrête en 2026-08. Colonnes en euros constants vides sur ces mois. |
| INDISPONIBLE | Carburants avant 2005 | Le Weekly Oil Bulletin commence en 2005. Les prix 1985→2004 (HT et TTC) sont dans la base en ligne de la DGEC, sans fichier téléchargeable : exporter la base (tuto sur la page Prix des produits pétroliers) et la passer avec --dgec-base ; elle devient alors la source primaire sur toute la période. |
| INDISPONIBLE | Coût au km | 1 mois sans déflateur (2026-09 → 2026-09) : l'IPC s'arrête en 2026-08. Colonnes en euros constants vides sur ces mois. |
| INDISPONIBLE | Gazole | 1 mois sans déflateur (2026-09 → 2026-09) : l'IPC s'arrête en 2026-08. Colonnes en euros constants vides sur ces mois. |
| INDISPONIBLE | SP95-E10 | 1 mois sans déflateur (2026-09 → 2026-09) : l'IPC s'arrête en 2026-08. Colonnes en euros constants vides sur ces mois. |
| INDISPONIBLE | SP95-E5 | 1 mois sans déflateur (2026-09 → 2026-09) : l'IPC s'arrête en 2026-08. Colonnes en euros constants vides sur ces mois. |
| INDISPONIBLE | Sans-plomb | 1 mois sans déflateur (2026-09 → 2026-09) : l'IPC s'arrête en 2026-08. Colonnes en euros constants vides sur ces mois. |
| INDISPONIBLE | TRV CRE | Pas de série CRE en open data avant 2012. La décomposition officielle fourniture/réseau/taxes du TRV figure dans les délibérations tarifaires de la CRE (PDF). |
| INDISPONIBLE | Électricité fourniture/réseau | Décomposition fourniture / réseau publiée par Eurostat seulement depuis 2017 (règlement UE 2016/1952). Avant 2017 : seuls les trois niveaux (hors taxes, hors TVA, TTC) sont disponibles. |
| INDISPONIBLE | Électricité mensuelle | 1 mois sans déflateur (2026-09 → 2026-09) : l'IPC s'arrête en 2026-08. Colonnes en euros constants vides sur ces mois. |
| RUPTURE | IPC | Raccord base 2025 → base 2015 par coefficient 1.209605 (mois de recouvrement 2025-12). |
| RUPTURE | Marge raffinage | La DGEC a modifié le mode de calcul de l'indicateur ; l'historique publié commence en 2015 (nouvelle méthode). Pas de série officielle comparable avant 2015 : composante indisponible. |
| RUPTURE | Sans-plomb | Chaînage SP95-E5 → SP95-E10 en 2020-01 : écart TTC E10 − E5 ce mois-là (source DGEC) = -2.16 c€/l. |
| RUPTURE | Électricité | 2007 : passage des consommateurs-types (ancienne méthode) aux prix moyens par bande de consommation (directive 2008/92/CE puis règlement 2016/1952). Les deux séries ne sont pas directement raccordables ; elles sont présentées côte à côte. |
| RUPTURE | Électricité | 9 mois (2026-01 → 2026-09) pris au tarif réglementé, le prix moyen Eurostat n'étant pas encore publié. Les deux mesures diffèrent de 0,6 % en moyenne sur leur période commune. |
| PROVISOIRE | Brent | Cours en euros repris des notes hebdomadaires pour 2026-09 : c'est une moyenne de semaine, pas de mois, en attendant la publication mensuelle. |
| PROVISOIRE | Cotations Rotterdam (NPG) | Les mois marqués provisoires n'ont été vus que comme 'mois en cours' d'une note. |
| PROVISOIRE | SP95-E10 | 2 mois où brut + raffinage + transport dépassent le prix hors taxes (écart négatif) : marge de raffinage théorique et transport annuel ne collent pas au mois. Concentrés sur les épisodes de tension du raffinage. |
| PROVISOIRE | SP95-E5 | 4 mois où brut + raffinage + transport dépassent le prix hors taxes (écart négatif) : marge de raffinage théorique et transport annuel ne collent pas au mois. Concentrés sur les épisodes de tension du raffinage. |
| PROVISOIRE | Sans-plomb | 2 mois où brut + raffinage + transport dépassent le prix hors taxes (écart négatif) : marge de raffinage théorique et transport annuel ne collent pas au mois. Concentrés sur les épisodes de tension du raffinage. |
| DEFINITION | Eurostat nrg_pc_204 | 'Hors taxes' = énergie + fourniture + réseau. 'Hors TVA' − 'hors taxes' = taxes et contributions hors TVA (TCFE/accise, CSPE avant 2016, CTA…). 'TTC' − 'hors TVA' = TVA. Décomposition fourniture/réseau indisponible dans ce jeu. |
| DEFINITION | Prix par station | Dispersion géographique sur une fenêtre de quelques jours, et non évolution dans le temps : ces prix ne se comparent pas aux moyennes nationales mensuelles du dossier, ils en montrent l'étalement. |
| DEFINITION | Sans-plomb | Le SP95-E10 est commercialisé depuis avril 2009 ; la DGEC ne publie en xlsx l'E10 que depuis 2020 (sa base en ligne remonte à 2009). Avant la date de chaînage, la série est le SP95-E5 (Weekly Oil Bulletin) ; l'accise E10 était inférieure à celle de l'E5 jusqu'en 2021, les composantes ne sont donc pas strictement comparables de part et d'autre du chaînage. |
| DEFINITION | WOB | Euro-super 95 déclaré par la France = SP95 (E5). Prix du lundi, moyenne nationale pondérée déclarée par la DGEC ; la base DGEC publie des prix du vendredi : les deux ne coïncident pas exactement semaine à semaine. |
| METHODE | Brent | Euros par baril reconstitués pour 2026-08 à partir du cours DGEC en dollars et du taux de change du dernier mois commun (1.1415 $/€). L'INSEE publie les euros avec un mois de retard sur la DGEC. |
| METHODE | Brent | Euros constants de 2026-08 : valeur constante = valeur courante x IPC(2026-08) / IPC(mois). |
| METHODE | Coût au km | Coût de 100 km calculé avec 6.5 l/100 km (essence), 5.5 l/100 km (gazole) et 18 kWh/100 km (électrique, au compteur). Électricité valorisée au prix moyen Eurostat prolongé par le tarif réglementé. Ces consommations sont des conventions : elles fixent les niveaux, pas les évolutions. |
| METHODE | Coût au km | Euros constants de 2026-08 : valeur constante = valeur courante x IPC(2026-08) / IPC(mois). |
| METHODE | Euros constants | Valeur constante = valeur courante × IPC(mois de référence) / IPC(mois). Le mois de référence se choisit avec --ipc-ref ; par défaut le dernier mois d'IPC disponible. |
| METHODE | Gazole | Prix DGEC (vendredi) substitués au Weekly Oil Bulletin (lundi) à partir de 2020-01, pour aligner le gazole sur le sans-plomb. Contrôle sur 81 mois communs : écart moyen +0.12 c€/l, écart maximal 7.32 c€/l. |
| METHODE | Gazole | Remise carburant 2022 reversée au prix hors taxes sur 9 mois (15 c€/l d'avril à août, 25 jusqu'au 15 novembre, 8,33 ensuite). Les sources la déduisent du hors-taxes ; elle relève de l'accise, sans quoi le hors-taxes passe sous le coût du brut en septembre. |
| METHODE | Gazole | 6 variation(s) mensuelle(s) d'accise supérieure(s) à 5 c€/l : changement de barème ou remise à la pompe (à confirmer au cas par cas). |
| METHODE | Gazole | Décomposition du hors-taxes sur 132 mois : écart de bouclage moyen +7.13 c€/l (min +0.86, max +27.26). |
| METHODE | Gazole | Euros constants de 2026-08 : valeur constante = valeur courante x IPC(2026-08) / IPC(mois). |
| METHODE | Marge de raffinage | 2 mois de marge brute lus dans les notes hebdomadaires (2026-08 → 2026-09), en €/t, pour prolonger la série mensuelle DGEC au-delà de sa dernière publication. |
| METHODE | Prix par station | Relevés écartés : sansplomb : 0 hors bornes, 850 périmés, 0 aberrants ; gazole : 0 hors bornes, 951 périmés, 1 aberrants ; sp98 : 0 hors bornes, 1123 périmés, 0 aberrants ; e85 : 0 hors bornes, 743 périmés, 60 aberrants. Seuil de fraîcheur 7 jours ; écart maximal à la médiane 30%. |
| METHODE | SP95-E10 | Remise carburant 2022 reversée au prix hors taxes sur 9 mois (15 c€/l d'avril à août, 25 jusqu'au 15 novembre, 8,33 ensuite). Les sources la déduisent du hors-taxes ; elle relève de l'accise, sans quoi le hors-taxes passe sous le coût du brut en septembre. |
| METHODE | SP95-E10 | 5 variation(s) mensuelle(s) d'accise supérieure(s) à 5 c€/l : changement de barème ou remise à la pompe (à confirmer au cas par cas). |
| METHODE | SP95-E10 | Décomposition du hors-taxes sur 72 mois : écart de bouclage moyen +6.50 c€/l (min -0.38, max +19.89). |
| METHODE | SP95-E10 | Euros constants de 2026-08 : valeur constante = valeur courante x IPC(2026-08) / IPC(mois). |
| METHODE | SP95-E5 | Remise carburant 2022 reversée au prix hors taxes sur 9 mois (15 c€/l d'avril à août, 25 jusqu'au 15 novembre, 8,33 ensuite). Les sources la déduisent du hors-taxes ; elle relève de l'accise, sans quoi le hors-taxes passe sous le coût du brut en septembre. |
| METHODE | SP95-E5 | 5 variation(s) mensuelle(s) d'accise supérieure(s) à 5 c€/l : changement de barème ou remise à la pompe (à confirmer au cas par cas). |
| METHODE | SP95-E5 | Décomposition du hors-taxes sur 132 mois : écart de bouclage moyen +5.67 c€/l (min -1.01, max +19.83). |
| METHODE | SP95-E5 | Euros constants de 2026-08 : valeur constante = valeur courante x IPC(2026-08) / IPC(mois). |
| METHODE | Sans-plomb | Décomposition du hors-taxes sur 132 mois : écart de bouclage moyen +5.36 c€/l (min -1.04, max +18.29). |
| METHODE | Sans-plomb | Euros constants de 2026-08 : valeur constante = valeur courante x IPC(2026-08) / IPC(mois). |
| METHODE | TRV CRE | Prix moyen = part variable + part fixe / 3500 kWh (consommation de référence, choix méthodologique). HT = hors toutes taxes et contributions (fourniture + réseau + CTA non séparables ici) ; TTC − HT = TCFE/accise + CTA + TVA, non séparables avec ce jeu de données. |
| METHODE | WOB | 37 observation(s) manquante(s) dans la source (pas W). |
| METHODE | WOB | L'accise n'est pas publiée dans l'historique : elle est déduite par accise = TTC − HT − TVA avec TVA = TTC × t/(1+t). Elle intègre donc la moyenne des modulations régionales et les arrondis de la moyenne nationale. |
| METHODE | Électricité bandes | Déflateur calculé sur l'IPC moyen de chaque période de 6 mois (et non sur l'IPC du seul mois de début). |
| METHODE | Électricité bandes | Euros constants de 2026-08 : valeur constante = valeur courante x IPC(2026-08) / IPC(mois). |
| METHODE | Électricité composantes | Déflateur calculé sur l'IPC moyen de chaque période de 12 mois (et non sur l'IPC du seul mois de début). |
| METHODE | Électricité composantes | Euros constants de 2026-08 : valeur constante = valeur courante x IPC(2026-08) / IPC(mois). |
| METHODE | Électricité mensuelle | Euros constants de 2026-08 : valeur constante = valeur courante x IPC(2026-08) / IPC(mois). |
| METHODE | Électricité semestriel | Déflateur calculé sur l'IPC moyen de chaque période de 6 mois (et non sur l'IPC du seul mois de début). |
| METHODE | Électricité semestriel | Euros constants de 2026-08 : valeur constante = valeur courante x IPC(2026-08) / IPC(mois). |
Le dossier commence en 2005 parce que c'est la première année où les prix des carburants sont publiés. Trois séries remontent pourtant bien plus haut : l'inflation et le Brent depuis 1990, l'électricité depuis 1991. Leurs unités n'ayant rien de comparable, seule une base commune permet de les regarder ensemble.

Deux repères sur cette figure. Le trait gris marque le début du dossier, où les carburants apparaissent. Le trait noir marque 2007, où l'électricité change de définition : avant, un tarif appliqué à un profil conventionnel ; après, une moyenne des contrats souscrits. Les deux périodes sont mises bout à bout, sans raccord.
On y lit ce qu'aucune autre figure ne montre : entre 1991 et 2005, l'électricité suit à peu près l'inflation, quand le Brent fait déjà le grand écart.
Les deux figures suivantes posent côte à côte, mois par mois et en euros par litre, tout ce qui compose le prix : les trois postes reconstitués et leur somme, le prix hors taxes réellement publié, les deux étages de fiscalité, et le prix payé. Aucune autre taxe que l'accise et la TVA ne pèse sur les carburants. C'est une figure de contrôle : si le trait noir ne tombe pas sur le prix affiché à la pompe, la décomposition est fausse quelque part.
La fenêtre est de douze mois glissants, non d'année civile : une figure « année en cours » n'aurait qu'un ou deux points en janvier, et sa lecture changerait de nature au fil des mois.


Le pointillé ne signale qu'une chose : une valeur reconstituée. Deux séries en portent. Le pétrole brut sur août et septembre : août vient du cours DGEC en dollars converti au taux du mois précédent, l'INSEE publiant ses euros avec un mois de retard ; septembre est repris de la note hebdomadaire, qui n'en donne qu'une moyenne de semaine et non de mois. Le transport-distribution de janvier à juillet, où la moyenne annuelle de 2025 est reconduite faute de mieux, avant de passer en trait plein sur août et septembre, où la cotation du mois permet enfin de le mesurer.
Une conséquence utile de ces compléments : le pétrole brut vaut 67,5 c€/l en septembre pour les deux carburants, comme il se doit puisque c'est le même baril. Ce qui les sépare est en aval : 19,3 c€/l de raffinage sur le sans-plomb contre 21,6 sur le gazole, et 21,4 d'acheminement contre 23,4.
Huit courbes superposées disent mal lequel de ces postes bouge et lequel reste immobile. La figure suivante le montre directement : chaque poste y est résumé par la dispersion de ses douze derniers mois, les deux carburants côte à côte.

Le pétrole brut occupe la boîte la plus haute des composantes, le raffinage une boîte basse mais étalée avec des points aberrants qui sont ses pics de tension. L'accise, elle, se réduit à un trait : elle n'a pas varié d'un centime en douze mois, sur aucun des deux carburants. La TVA suit proportionnellement, sans rien décider.
Le losange marque le dernier mois connu. Sur le brut comme sur le raffinage, il se place au sommet de la distribution, et se confond alors avec la moustache haute : septembre 2026 est le mois le plus haut de cette fenêtre.
Sous chaque poste figure la granularité de sa source, et elle commande la lecture. Le brut et le raffinage sont publiés au mois, donc leur dispersion est une vraie variation de marché. L'acheminement est annuel et reconduit : la sienne est pour l'essentiel méthodologique. L'accise est un barème et non une mesure : sa boîte plate traduit un montant inchangé. La TVA est calculée, elle n'a pas de variabilité propre. Les dispersions ne se comparent donc pas d'un poste à l'autre ; seule la comparaison sans-plomb / gazole au sein d'un même poste est légitime, puisque la source y est identique.
Autre limite, propre aux données : cette dispersion est inter-mensuelle. Elle dit de combien chaque poste varie d'un mois à l'autre, non de combien il varie à l'intérieur d'un mois. Les composantes n'étant publiées qu'au mois, c'est le grain le plus fin disponible.
La figure suivante cumule les postes de gauche à droite, chacun avec sa dispersion sur les douze mêmes mois. Elle répond à une question que ni les courbes ni la figure précédente ne traitent : à quel étage la variabilité entre dans le prix.

La forme des boîtes se lit autant que leur hauteur. De Pétrole brut à + Raffinage, la boîte monte et s'élargit : le raffinage ajoute du coût et de l'instabilité. De + Acheminement à + Accise, elle monte de soixante centimes sans s'élargir : un montant fixe pèse lourd mais n'explique aucune variation. La TVA, proportionnelle, réélargit ce qu'elle surmonte sans rien décider elle-même.
L'avant-dernier étage est le prix réellement payé, à comparer au prix reconstitué qui le précède : leur écart est ce que la décomposition ne sait pas expliquer. Il est faible sur le sans-plomb, plus marqué sur le gazole, ce qui retrouve par un autre chemin le décrochage de 2026.
Le dernier étage, à droite du pointillé, change de nature : il disperse non plus douze mois mais huit mille stations, chacune avec son dernier prix déclaré sur une fenêtre de sept jours. Toutes les autres séries de ce dossier sont des moyennes nationales, et aucune ne peut donc rien dire de l'écart entre deux pompes.
Cet écart atteint 94 centimes par litre sur le gazole, de 1,99 € à la station la moins chère à 2,93 € à la plus chère. Sur un plein de 50 litres, cela fait 47 € de différence pour le même carburant à la même période, soit plusieurs fois ce que le prix national a parcouru en un an. La moitié centrale des stations se tient pourtant dans une fourchette de neuf centimes : l'écart vient des stations extrêmes.
Point de méthode : le flux est dit « instantané », mais chaque station y figure avec la date de son propre dernier relevé : deux tiers datent du jour même, neuf sur dix de moins d'une semaine, et la queue remonte à plus d'un an, une station qui cesse de déclarer gardant son ancien prix au catalogue. Sans filtrage, le prix le plus bas de France serait celui d'une pompe muette depuis treize mois. Nous écartons donc les relevés de plus de sept jours, ainsi que ceux qui s'éloignent de plus de 30 % de la médiane de leur carburant. Les quartiles n'en bougent pas d'un millième ; seuls les relevés périmés disparaissent.
L'écart entre le trait gris plein et le pointillé est le même que plus haut, mais on le lit ici en valeur : sur le gazole de juillet, 1,10 € de hors-taxes publié contre 0,89 € reconstitué. En septembre au contraire, la décomposition tombe juste au centième de centime près, parce que les cotations du mois sont connues : 87,87 c€/l de cotation plus 21,43 d'acheminement font exactement les 109,30 c€/l de hors-taxes publiés pour le sans-plomb, et le prix payé se retrouve à l'identique une fois l'accise et la TVA ajoutées.
Les mêmes décompositions que plus haut, agrégées à l'année et empilées. Chaque bloc porte sa valeur et la somme est exactement le prix payé, ce que le tracé mensuel ne permet pas ; on y perd en revanche le détail des à-coups.
Le bloc hors taxes y est ouvert aussi loin que les sources le permettent. Les nuances de bleu sont ses postes, l'orange et le vert restent la fiscalité : la lecture en trois familles est la même que dans tout le dossier. Le dernier poste bleu est un solde, pris par différence avec le prix hors taxes mesuré : c'est ce qui fait que la pile tombe juste, là où les composantes publiées, venues de producteurs différents, ne bouclent pas exactement.
Les années où le détail n'est pas publié gardent un bloc unique, Production et acheminement, plutôt qu'une ventilation inventée : la marge de raffinage des carburants n'est publiée qu'à partir de 2015, et la ventilation du prix de l'électricité entre fourniture et réseau qu'à partir de 2017.






Les mêmes piles, chaque année ramenée à cent, disent ce que les centimes cachent : un poste peut rester stable en valeur et perdre du terrain si le prix monte autour de lui. Les taxes hors TVA passent ainsi de 51 % du prix payé en 2005 à 36 % aujourd'hui, quand la TVA ne bouge pas d'un point.


Pour la seule électricité et à partir de 2017, Eurostat publie une ventilation complète, coûts et taxes confondus, dont la somme est le prix payé.
